de  Gianfranco Menghini

Christine

Romanzo

Comme dans une comédie de Feydeau, au lieu d’avoir comme décor la ville de Paris de la Belle Époque, dans ce livre, a celui solaire et tiède de la Côte d’Azur. Lorsque le chaud soleil met une envie chaleureuse d’amour sur ses habitants, tellement à les induire pour entrelacer des faciles relations graveleuses. Ben le connaît le mandrill Fedele, fidèle seulement à ses appétits amoureux. Lequel, depuis longtemps avant qu’explosassent les scandales financiers de Milan, il avait réussi à embusquer, s’en apportant un peu à la fois, le fabuleux capital résultat de ses trafics douteux, en dépit des faibles contrôles des autorités financières italiennes. Nous sommes en 1992, avec la guerre du Golfe de qui fait du tapage, les premiers téléphones mobiles qui commencent à changer le mode de vie des gens, outre le fait que la politique de la première république italienne reçoit un terrible et douloureux coup de cravache par le pouvoir judiciaire, qui bouleversera l’ensemble du système. Le tout est assez drôle, pourvu que, dans le final, les choses se recomposent, presque dut s’agir d’une salutaire leçon de vie, qui remet dans la bonne voie ses protagonistes.

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CHAPITRE 1 – Christine

Si Carole ne l’eût pas dit à elle, elle n’y aurait jamais cru. Ce jour-là, lorsqu’elle débarqua du train à Cannes, le temps était radieux et semblait que fût déjà clos le printemps tant les plates-bandes de la Croisette étaient ornées de fleurs aux couleurs bariolées.Elle avait laissé à Paris un temps dégueulasse, tellement fît froid et humide et avec un vent tendu qui, provenant de l’estuaire de la Seine, venait de balayer avec impétuosité les boulevards, dont les nus arbres avaient pris un air lugubre pour la lumière grise du ciel uniformément couvert. A elle avait déplu de n’avoir pas pris l’avion qui en peu plus d’une heure l’aurait déposée à Nice mais, quoique eût trouvé comme prétexté qu’à l’arrivée elle aurait dû se rendre en taxi à la gare pour prendre le train vers Cannes, avait eu la peur irrationnelle qu’avec ce mauvais temps pût arriver un accident de vol. Et enfin, le voyage avait été confortable. Avec le TGV qui courait à plus de 300 km/heure, elle était arrivée à Marseille sans même s’en rendre compte. Dommage qu’en cette gare elle eût dû changer de train, voyageant plus lentement. Le bercement du train lui avait favorisé un bref sommeil jusqu’à Cannes. Sa voisine de fauteuil, une dame gentille avec laquelle elle avait échangé quelques phrases banales jusqu’à Toulon, après le départ du train de cette gare, lui avait fait comprendre que si elle voulait dormir un peu, elle lui aurait surveillé le bagage, une valise et un gros sac qui avait eu du mal à ranger sur les adéquates tablettes, quand même dans ce compartiment de première classe il y fût seulement elles ni des autres personnes pouvaient raisonnablement y rentrer, car ce train jusqu’à Cannes ne faisait aucun arrêt intermédiaire. Si son père lui eût permis de prendre le train de nuit, elle aurait dormi confortablement dans le wagon-lit jusqu’à destination, sur le normal train international qui poursuivait vers Rome. Deux jours avant elle il avait eu la première dispute avec lui. Elle l’aimait beaucoup et s’affligeait de comment, lorsqu’elle était petite, il l’eût aussi câlinée comme si elle a été sa princesse et, depuis qu’elle eût dépassé l’adolescence, au contraire, il s’était transformé en un homme, tout d’abord appréhensif et, puis, qui sait pourquoi, même jaloux. Elle, Christine, esprit indépendant et controversé, à la maturité ne s’était pas fait fuir même une occasion et, sa mère complice, elle s’était octroyé de nombreuses libertés sous prétexte d’étudier avec ses deux meilleures amies, Carole et Brigitte. Son père avait rouspété les premières fois mais après, s’étant assuré que les trois jeunes femmes se réunissaient tantôt chez l’une tantôt chez l’autre et tenant compte des bons résultats obtenus par sa fille, il s’était tranquillisé. L’appartement de ses parents, situé au quatrième étage d’un immeuble du XVIIIe siècle de Boulevard Jourdain, angle Rue Nansouty, donnait sur le parc Mont Souris. Souvent, surtout quand il pleuvait, chose assez fréquente dans sa ville, dès qu’elle était petite, lui arrivait de rester des heures entières le front appuyé contre les vitres de la fenêtre à regarder, perdue dans ses pensées, les arbres, parmi lesquels se trouvaient une dizaine de platanes étrangement faits poussés ensemble dans la partie frontale par un jardinier sans doute plein d’imagination. Le platane était son arbre favori soit pour son feuillage ample et touffu que pour ses feuilles larges auxquelles elle attribuait une vague forme d’avion. À l’arrivée de chaque automne, elle éprouvait un serrement de cœur en voyant qu’après avoir changé la couleur, ces petits planeurs commençaient à tomber, s’il n’y avait pas de vent, en petites spirales qui allaient s’entasser sur le sol humide. Et juste la veille du départ, elle avait passé la nuit sans sommeil le visage collé à la fenêtre fermée. Toutefois ses pensées n’avaient pas erré, comme il était toujours arrivé à elle, dans l’incertitude de légères réflexions interrompues par l’observation intelligente de ce que se passait dans le parc, mais plutôt par une bien précise qui avait été la cause de sa détermination de s’en aller pour un peu de temps. Elle était préoccupée par ce qu’était en train de lui arriver et à rien était valu observer le parc dans la presque sombre couleur de la nuit ni l’avait distraite l’intense circulation des véhicules des deux grands boulevards, qui avait commencé à diminuer après deux heures du matin, jusqu’à s’interrompre complètement une heure après, heure où elle avait commencé à se préparer pour le voyage, malgré son train partît à cinq heures. Malgré la situation qui, de jour en jour se faisait plus critique entre son père et Christine, sa mère l’avait soutenue pour se rendre sur la Côte d’Azur où savait que dans ces jours brillait un magnifique soleil. Elle l’avait approvisionnée d’argent, bien plus de ce qu’il lui aurait fallu même si eût réservé une chambre au Gray de Albion ou autres hôtels de même standing. L’hôtel Martinez, auprès duquel elle aurait souhaité que sa fille logeât, car elle pouvait compter sur l’amitié de son directeur, était malheureusement fermé pour la période hivernale. Christine, toutefois, n’avait pas avoué à sa maman lequel fût le véritable motif de son voyage. Elle lui avait toujours confié tous les petits et grands secrets jusqu’à quand les relations avec son père avaient commencé à se dégrader. Dès lors, elle avait nourri le doute que sa mère à son tour, les aurait rapportés au mari. Alors auraient vraiment commencé les soucis. Et, étant donné le caractère de son père, ceux-ci auraient été très sérieux…