de  Gianfranco Menghini

Les hellenes

Romanzo

Un peuple industrieux de la Magna Græcia, à cause de la terrifiante explosion du volcan Etna il y a plus de trois mille ans, traverse les colonnes d’Hercule, et proche à la fin à cause de cet extrême effort, aborde dans une grande île au milieu de l’océan atlantique. Doté d’une volonté extraordinaire et d’une fermeté pour le but de se créer un territoire sûr et efficace, il se donne des lois simples et efficaces. Pas de perte de temps pour religions, mythologies ou comportements superstitieux. Il se dédie entièrement à l’amélioration de sa situation. Grâce également à la fertilité de la terre de l’île presque continent, de ses vastes ressources minérales et à la richesse de la mer, une fois résolu son problème de nourriture, il étudie la meilleure façon d’éviter qu’il lui arrive une énième catastrophique naturelle, pour s’en mettre à l’abri.Lorsque Christophe Colombo s’aventure dans la mer inconnue pour faire la circumnavigation afin d’arriver au mythique Cathay, ces gens qui ne veulent pas avoir à quoi faire avec les humains, a atteint un niveau de technologie jugée inconcevable même à nos temps.Ce peuple intelligent cacha l’île sous une cloche électromagnétique qui la rend invisible aux animaux et à tous les gadgets les plus sophistiqués d’ingénierie optique, y compris les satellites espions, avec une frontière qui dépasse quarante milles autour de sa côte. Aucun navire ou avion peut frapper, même par erreur, son espace de vie parce que, sans que la remarque externe le sache, la proue de leurs véhicules vient déviée pour suivre les parallèles et les méridiens tirés par les hommes. Tout cela et d’autres choses que même maintenant on ne peut pas imaginer comment. Pour en donner un exemple, ils ont inventé un ordinateur très puissant dont le noyau est constitué d’un matériau chimique similaire à cela du cerveau humain, où les neurones redondants traversés par des milliards de filaments très fins d’or conduits par une nano ampérage d’électricité, dont le fonctionnement est plus puissant de cent millions des ordinateurs les plus forts utilisés par les humains.Cependant une chose, malheureusement, le peuple des Hellènes partage avec l’humanité : l’air que nous respirons et, comme ils sont très sensibles à chaque moindre diminution de ses composants salubres, en dépit que l’île soit située sur la ligne de faille qui traverse le fond de l’Atlantique, l’air pollué arrive même là-bas…

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1 – L’ÎLE DU MYSTÈRE

Il lâcha un peu la voile de cap qui ne suffisait qu’à grand-peine à lui apporter un peu d’ombre, car le vent ne soufflait pas avec intensité. Au contraire, la brise venant d’ouest était même trop légère. Il avait oublié sa casquette dans la cabine et n’avait nulle envie de quitter la barre pour aller la rechercher, bien que le soleil lui martelât la tête. Il se toucha les cheveux, qu’il avait épais et longs. Ils étaient brûlants. Après s’être désaltéré avec la moitié de sa bouteille d’eau, devenue chaude elle aussi, il se versa le reste sur la tête. Voulant soutenir la mèche de cheveux ruisselant sur ​​son visage, il abandonna le gouvernail et la drisse de la grand-voile pendant quelques secondes. Cela dura peu… Mais assez, cependant, pour que la bôme se mît en travers. À cause de la légère houle de l’océan, le bateau fit une embardée et la grand-voile, livrée à elle-même, reprit sa place en allant heurter rudement sa tête. Il s’évanouit sur le champ.
Son corps se retrouva affalé dans le cockpit et la drisse, attachée à son bras droit, il se tendit de façon à bloquer la bôme. Aussi, quand le vent se leva, il gonfla la voile et le foc, de sorte que le bateau s’inclina de quelques degrés à gauche et fila vers la haute mer, droit comme une fusée jusqu’à ce que disparaissent, derrière l’horizon, les petites îles de Florida Keys, et les tours des bâtiments de Key West.
Uniques compagnons de voyage, un groupe de dauphins le suivait. Ils ne jouaient pas, comme à l’accoutumée, en sautant entre les cercles formés par le sillage du bateau. Sa vitesse n’était pas suffisante pour générer des ondes assez hautes où ils auraient eu plaisir à s’engager, mais ils lui faisaient escorte : quatre de chaque côté, deux couples à la proue et deux couples à l’arrière. Il semblait que, sous leur protection, le bateau ne risquât aucun péril, puisqu’il filait comme s’il eût un moteur électrique. Le coup de bôme sur la tête du jeune homme, alors que la flèche était revenue vers lui, n’avait pas paru si violent ; pourtant, plusieurs heures avaient passé depuis cet incident et il ne s’était pas encore réveillé, comme si on lui avait inoculé une substance anesthésique !
Pendant ce temps, le bateau devait avoir vogué sur un nombre infini de miles. Cet ancien cutter de cinquante pieds était entièrement équipé d’un système de navigation moderne, prévu pour le long cours. Mais sa bôme était trop basse par rapport aux normes actuelles, ce qui la rendait dangereuse, surtout quand le skipper était si grand, puisque le gouvernail qu’il devait tenir avait été installé sur le pont plutôt que dans le poste de pilotage.
Le marin solitaire venait de reprendre ses sens, mais il n’était pas en mesure de réaliser clairement ce qui s’était passé jusqu’ici et encore moins de diriger le bateau, quand le voilier augmenta son allure sur une mer pourtant devenue d’huile.
Le compteur électronique marquait plus de trente nœuds, sans même que, de la proue à la coque, l’ensemble des vibrations du navire ne laisse une grande traînée, sinon celle de la tension que produisait un faible vent.
Quand le yachtman reprit pleinement ses sens, il vit devant lui les profils de deux promontoires se projetant sur la mer pour former une grande boucle vers laquelle le bateau se dirigeait rapidement et, bien qu’il ait pourtant essayé de tourner la barre, il ne put l’en empêcher. Il s’inquiéta alors d’une éventuelle panne du gouvernail, quand les huit étranges dauphins sortirent leur tête de la mer en poussant leur cri si caractéristique. Étrangement, l’homme les comprit comme s’ils eussent parlé son langage : “Laisse-nous te conduire. Tu ne risques rien !”
Il était arrivé de New York trois jours plus tôt pour prendre une période de repos et de réflexion. Seul un jeune homme en pleine possession de sa force physique pouvait piloter un voilier de cette taille sur la mer, même s’il avait prévu de naviguer moins de quinze miles depuis Key West, pour longer les îles des Clés, faire le tour des Clés Marquises, puis revenir. Mais pour lui, marin expert, qui avait connu de nombreuses expériences nautiques sur le détroit de Nantucket, ce petit tour solitaire sur une mer à…